De la science à la philosophie : Y-a-t-il une unité de la connaissance ? PDF

En d’autres termes, les universités doivent avoir, au centre de leur réflexion, les questions fondamentales sur la Vérité et le Bien, sur le sens de la vie, sur la place de l’être humain dans l’univers et sur la responsabilité personnelle et sociale associée. avec n’importe quelles connaissances.


ISBN: B018YH8ZD4.

Nom des pages: 206.

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Dans une époque où, sous la pression d’une spécialisation de plus en plus poussée, les savoirs scientifiques ne savent même plus communiquer entre eux, où le divorce est établi entre la connaissance scientifique et la connaissance poétique, où les enseignements de la raison et ceux de l’expérience et de l’intuition sont considérés comme mutuellement exclusifs, c’était un défi de vouloir jeter des ponts entre des domaines aujourd’hui cloisonnés. Vouloir faire dialoguer des cosmologistes et des physiciens, des philosophes, des psychanalystes, des historiens des religions ou des spécialistes de la poésie mystique à partir d’une interrogation commune paraît relever de la transgression. C’est pourtant ce que cet ouvrage réussit. Les interrogations qui rassemblent les divers intervenants sont les suivantes :
Et si, derrière la diversité des apparences, derrière la mutiplicité des disciplines et des méthodes, il y avait quand même une unité fondamentale de la connaissance humaine ?
Et si une traversée transdisciplinaire de tous les champs du savoir, conduite dans l’écoute mutuelle, mais sans aucune complaisance, et parfois dans la confrontation, nous conduisait malgré tout vers un point d’unité, si elle permettrait de réfléchir autrement, de penser et de chercher autrement, bref, de construire une nouvelle raison et une nouvelle conception du monde qui rendrait son sens à la vie et sa cohérence à l’univers humain ? Comme s’il y avait là le programme d’une nouvelle renaissance…

Avec les contributions de Isabelle Stengers, Roland Goetschel, Dominique Lambert, Edgar Gunzig, Lambros Couloubaritsis, Michel Cassé, Michel Bitbol, Michèle Porte, Michel Cazenave.

Mais une telle preuve en elle-même ne peut pas dire aux chercheurs si regarder la télévision rend les gens plus enclins à commettre des actes de violence ou si les personnes prédisposées à la violence sont plus susceptibles de regarder la télévision. Si nous ajoutons aux résultats de Godel le fait bien connu que les preuves logiques et les théorèmes mathématiques doivent partir d’hypothèses (ou d’axiomes) eux-mêmes indémontrables (ou, dans le cas de certains raisonnements déductifs comme les syllogismes, dérivés d’observations empiriques et de généralisation) – c’est-à-dire de l’induction), il semble que la quête d’une connaissance vraie et objective se révèle comme un mirage. Cette transformation permet de répondre à nos questions les plus profondes dans une approche synthétique ou intégrale pour retrouver, selon les mots du philosophe Wilfrid Sellars, «comment les choses dans le sens le plus large du terme sont liées au sens le plus large possible du terme. « Et ceci, d’ailleurs, selon Sellars (et pour moi), est simplement le but de la philosophie elle-même.

En arrière-plan était le conflit perçu entre les visions du monde soi-disant mécaniques et électromagnétiques, qui ont abouti partout. La profondeur et l’expansion de la connaissance, d’abord au niveau cosmologique, puis anthropologique et biologique, ont remis en question le vieux projet de «ramener tout à l’unité», tel que proposé par la vision théologique du Moyen Age. C’est la conscience que tout progrès techno-scientifique doit être associé à un progrès culturel; que les biens matériels, l’éducation, la formation professionnelle et les ressources intellectuelles sont tous importants pour le progrès humain, et qu’ils doivent être mis à disposition tous ensemble. Dans la mesure où nous dépendons de dispositifs prothétiques pour rester vivants et préserver la biosphère, nous rendrons tout fragile.